7 octobre 2023
NAZA porte sur la façon dont Israël s'est battu à Gaza. Tsahal dit que le film n'accorde pas le poids voulu à l'attaque qui a déclenché la guerre. Cette page expose ce qui s'est passé le 7 octobre 2023, à partir des conclusions de Human Rights Watch, des Nations unies, d'une commission parlementaire britannique et de l'enquête de Tsahal elle-même.
Dans sa réponse au film, Tsahal dit que ce contexte est nécessaire « pour permettre à un spectateur non informé de comprendre la grave menace sécuritaire que le Hamas faisait peser sur Israël ».
Un bâtiment du kibboutz Be'eri, 11 octobre 2023. Photo : Kobi Gideon, Bureau de presse du gouvernement israélien, CC BY-SA 3.0Les terroristes sont passés par la clôture, par la mer sur sept bateaux et par les airs sur six paramoteurs, a établi l'enquête de Tsahal. Human Rights Watch a identifié parmi eux la branche armée du Hamas, les brigades al-Qassam, et au moins quatre autres groupes armés palestiniens.
Ils ne se sont pas limités aux positions militaires. Human Rights Watch a documenté des attaques contre 19 kibboutzim et 5 moshavim, les villes de Sderot et d'Ofakim, deux festivals de musique et une fête sur la plage.
Les décomptes diffèrent légèrement d'une source à l'autre. La commission parlementaire du 7 octobre, en Grande-Bretagne, établit le nombre de morts à 1 182. Elle recense des victimes de 44 nations, dont 17 ressortissants britanniques tués.

Les chiffres de cette liste proviennent du rapport de la commission parlementaire du 7 octobre, un groupe de parlementaires britanniques présidé par l'historien Lord Roberts.
« Tuer des civils et prendre des otages étaient des objectifs centraux de l'attaque planifiée, et non une idée après coup, un plan qui aurait mal tourné ou des actes isolés. »
L'organisation a conclu que les groupes armés ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Sa liste comprend des attaques visant des civils, des meurtres délibérés de personnes détenues, des violences sexuelles et fondées sur le genre, des prises d'otages, des mutilations de corps, l'utilisation de boucliers humains et des pillages.
La mission a trouvé « des motifs raisonnables de croire que des violences sexuelles liées au conflit ont eu lieu en plusieurs endroits ».
La représentante spéciale de l'ONU chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Pramila Patten, a nommé des viols et des viols collectifs en au moins trois lieux : le site du festival Nova et ses environs, la route 232 et le kibboutz Re'im. Son équipe a aussi trouvé « des informations claires et convaincantes selon lesquelles des violences sexuelles, y compris des viols, des tortures sexualisées et des traitements cruels, inhumains et dégradants, ont été commises contre des otages ».
Les terroristes ont eux-mêmes filmé les meurtres.
La commission rapporte qu'ils ont utilisé des caméras corporelles GoPro et des téléphones portables, et que le Hamas et d'autres groupes ont mis en ligne des vidéos et des images en temps réel sur des plateformes comme Telegram. Elle date les préparatifs formels de l'attaque de 2021.
Tsahal ne dit pas que le 7 octobre règle toutes les questions sur la façon dont la guerre a été menée. Sa réponse dit que le contexte est essentiel « non pour mettre en balance les souffrances des deux camps », mais pour qu'un spectateur puisse comprendre la menace à laquelle Israël faisait face et les raisons de ses opérations militaires contre le Hamas.
Les affirmations précises du film sur ces opérations, et la réponse de Tsahal à chacune, sont sur la page point par point.